L’Atom E3845, une puce graphique souvent méconnue, représente un effort intéressant de NVIDIA pour proposer une solution d’entrée de gamme basée sur son architecture Kepler. Initialement pensée pour des applications embarquées et des ordinateurs de bureau à faible coût, cette carte graphique a rapidement trouvé sa place dans un marché en quête de solutions énergétiquement efficaces et capables de gérer des tâches bureautiques courantes, ainsi que des jeux peu gourmands. Son arrivée, en 2014, a coïncidé avec une période où NVIDIA cherchait à diversifier son offre et à répondre à une demande croissante pour des solutions graphiques accessibles. Le positionnement de l’Atom E3845 était clair : offrir un rapport qualité/prix attractif, même si cela impliquait des performances modestes comparées aux modèles haut de gamme. Il s’agissait d’une alternative pour les utilisateurs peu exigeants ou ceux qui cherchent une carte graphique secondaire pour des tâches spécifiques comme l’affichage multiple. Ce modèle n’a jamais été massivement distribué dans le commerce traditionnel, et son acquisition se faisait souvent via des fabricants d’ordinateurs intégrés ou des solutions sur mesure. Son prix initial se situait autour de 70-100 dollars, rendant la proposition très attractive pour son segment de marché.
Quel est le cahier des charges technique de l’Atom E3845?
L’Atom E3845 est une puce graphique basée sur l’architecture Kepler, connue pour son efficacité énergétique. Au niveau de son architecture, on retrouve un design monolithique, caractéristique des GPU Kepler. Elle est fabriquée grâce à un processus de fabrication en 28nm, ce qui permet de minimiser la taille de la puce et de réduire sa consommation énergétique. Concernant la fréquence du GPU, elle est de 540 MHz, un chiffre relativement modeste mais adapté à sa vocation d’entrée de gamme. La mémoire VRAM, quant à elle, est de 1 Go de type GDDR5, ce qui limite sa capacité à gérer des textures très haute résolution. Elle dispose de 16 unités de traitement graphique (CUDA cores), un nombre assez faible comparé aux cartes graphiques plus performantes, mais suffisant pour gérer des applications et des jeux simples. Le bus mémoire est de 64 bits, ce qui représente une limitation significative en termes de bande passante. Son TDP (Thermal Design Power) se situe à seulement 15 Watts, ce qui la rend idéale pour les systèmes à faible consommation et les ordinateurs portables, nécessitant un refroidissement minimal. L’absence de ventilateur sur certaines configurations renforce d’ailleurs cette efficacité. L’architecture Kepler, bien que plus ancienne, a permis à NVIDIA d’intégrer des améliorations de performance et d’efficacité énergétique.

Comment se positionne l’Atom E3845 en termes de performances?
Les performances de l’Atom E3845 sont modestes, comme il convient à son positionnement d’entrée de gamme. Les benchmarks montrent qu’elle se situe en dessous des cartes graphiques d’entrée de gamme plus récentes, mais reste supérieure à certaines solutions graphiques intégrées. En termes de FPS (Frames Per Second) dans les jeux, on peut s’attendre à des performances acceptables dans des titres peu gourmands, joués en résolutions basses (720p ou même 1080p avec des réglages graphiques au minimum). Dans des jeux plus récents et plus exigeants, l’expérience sera moins satisfaisante, avec des taux de rafraîchissement souvent trop bas pour un jeu fluide. Les comparaisons avec d’autres cartes graphiques montrent qu’elle est proche de la GeForce GT 730 en termes de performances brutes, mais avec une consommation énergétique bien inférieure. Elle est nettement moins performante que les cartes graphiques milieu de gamme, comme la GeForce GTX 960 ou la Radeon R7 370. Il est important de noter que les performances peuvent varier en fonction du processeur et de la configuration globale du système. L’Atom E3845 trouve son intérêt dans les scénarios où la consommation énergétique et la compacité sont prioritaires par rapport à une performance graphique maximale.
Une alternative intéressante est la Atom E3805.
Quelles sont les technologies supportées par cette carte graphique?

L’Atom E3845, bien qu’étant une carte graphique d’entrée de gamme, supporte un ensemble de technologies NVIDIA qui contribuent à améliorer l’expérience utilisateur. Elle prend en charge DirectX 12, ce qui lui permet de profiter des améliorations en termes de performances et de fonctionnalités offertes par cette dernière version de l’API graphique de Microsoft. De même, elle est compatible avec OpenGL, une autre API graphique largement utilisée, particulièrement dans les applications professionnelles et les jeux open-source. Le support de PhysX, la technologie de physique de NVIDIA, permet d’améliorer l’immersion dans certains jeux, bien que l’impact soit limité en raison de la faible puissance de calcul de la puce. L’Atom E3845 bénéficie également de la technologie CUDA, qui permet d’utiliser le GPU pour effectuer des calculs complexes, notamment dans les applications de montage vidéo et de rendu 3D. Ce support CUDA est crucial pour les utilisateurs qui souhaitent accélérer leurs tâches de traitement. D’autres fonctionnalités incluent le support du NVIDIA Adaptive VSync, qui permet de synchroniser le taux de rafraîchissement de l’écran avec le taux de rafraîchissement du GPU afin de réduire le tearing. Enfin, le support de NVIDIA PureVideo permet d’améliorer la qualité de l’image lors de la lecture de vidéos en haute définition.
Pourquoi l’Atom E3845 est-elle adaptée à certains usages?
L’Atom E3845 se révèle particulièrement pertinente pour une variété d’usages, malgré ses performances limitées. Pour la bureautique, l’Atom E3845 offre amplement la puissance nécessaire pour faire tourner des suites logicielles, des navigateurs web avec de nombreux onglets ouverts, et des outils de productivité. Son faible TDP permet de maintenir un système silencieux et économe en énergie. Pour le gaming, elle est acceptable pour des jeux peu gourmands ou les jeux plus anciens, joués avec des réglages graphiques minimums et une résolution réduite. Cela la rend idéale pour les joueurs occasionnels qui ne recherchent pas les performances graphiques les plus élevées. En ce qui concerne le montage vidéo, bien que limitée, la capacité de l’Atom E3845 à utiliser CUDA peut accélérer certaines tâches de traitement vidéo, comme l’encodage et le décodage. Elle n’est pas conçue pour les projets professionnels ou les vidéos haute résolution, mais elle peut être suffisante pour les utilisateurs amateurs. Dans le domaine professionnel, elle trouve une utilité dans les stations de travail à faible coût destinées à des tâches telles que la CAO (Conception Assistée par Ordinateur) légère ou la visualisation de données. Sa compacité et sa faible consommation énergétique en font également un excellent choix pour les ordinateurs portables ultra-minces et les systèmes embarqués où l’espace et l’énergie sont limités. Elle représente une solution intéressante pour les environnements où la performance brute n’est pas la priorité absolue.
Quelle est la fin de vie de l’Atom E3845 ?
L’Atom E3845 a connu une durée de vie relativement courte, étant donné son positionnement en tant que solution d’entrée de gamme. Bien qu’elle ne soit plus officiellement produite par NVIDIA, elle peut encore être trouvée dans certains systèmes existants ou sur le marché de l’occasion. Son obsolescence est principalement due à l’émergence de solutions graphiques intégrées plus performantes, notamment celles présentes dans les processeurs modernes d’Intel et d’AMD. Ces solutions intégrées ont considérablement réduit le besoin de cartes graphiques dédiées pour les tâches bureautiques et le gaming léger. Néanmoins, l’Atom E3845 reste une option viable pour les utilisateurs qui cherchent une carte graphique économique et économe en énergie, et qui ne nécessitent pas de performances graphiques élevées. Son héritage réside dans sa capacité à avoir offert une solution graphique accessible à un large public, contribuant à démocratiser l’accès aux technologies graphiques.
