L’Atom Z3735E, bien qu’ayant opéré dans l’ombre des processeurs grand public, a représenté un jalon important dans l’évolution des solutions d’Intel pour les appareils mobiles et les systèmes embarqués. Lancé à une époque où la miniaturisation et l’efficacité énergétique étaient primordiales, cet APU (Accelerated Processing Unit) s’est imposé comme le cœur battant de nombreux tablettes et ordinateurs portables d’entrée de gamme. Sa conception, axée sur une consommation électrique minimale tout en offrant des performances respectables pour des tâches courantes, a permis de prolonger l’autonomie des appareils et de les rendre accessibles à un public plus large. Loin d’être un processeur de jeu, l’Atom Z3735E visait une expérience utilisateur fluide pour la navigation web, le traitement de texte, la lecture de contenu multimédia et la consultation de messagerie, des tâches essentielles pour la majorité des utilisateurs mobiles. Ce qui le distinguait, c’était son intégration d’un GPU Intel HD Graphics, capable de gérer des tâches graphiques simples et de décoder efficacement des flux vidéo. Son impact, souvent négligé, a contribué à façonner le paysage de la mobilité informatique.
Quel est le profil technique précis de l’Atom Z3735E ?
L’Atom Z3735E s’inscrit dans la famille des processeurs Silvermont, une architecture conçue par Intel pour offrir un équilibre optimal entre performances et consommation d’énergie. Son architecture se base sur un design 22nm, un atout majeur permettant une densité de transistors accrue et une réduction de la taille du die, et donc une diminution significative de la consommation électrique. Le CPU compte quatre cœurs, chacun fonctionnant à une fréquence d’horloge de base de 1.33 GHz, avec une capacité de boost jusqu’à 1.83 GHz, offrant une réactivité accrue dans les situations nécessitant une puissance de calcul supplémentaire. Le GPU intégré, l’Intel HD Graphics, se caractérise par une fréquence de 311 MHz à 697 MHz, ce qui lui permet de gérer des tâches graphiques de base. Il ne dispose pas de mémoire VRAM dédiée, s’appuyant sur la mémoire système pour ses besoins graphiques. En termes de CUDA cores, l’Atom Z3735E ne les possède pas, car il ne s’agit pas d’un produit NVIDIA. La mémoire est gérée via un bus mémoire partagé avec le CPU, offrant une bande passante limitée. Le TDP (Thermal Design Power) est de seulement 4W, une valeur incroyablement basse qui facilite son intégration dans des designs ultra-portables et à faible encombrement. Le process de fabrication de 22nm a permis de réduire la chaleur dégagée et d’améliorer l’efficacité énergétique globale.

Comment se positionne l’Atom Z3735E en termes de performances ?
Les performances de l’Atom Z3735E, bien que modestes en comparaison des processeurs de bureau ou des processeurs mobiles haut de gamme de son époque, étaient suffisamment robustes pour répondre aux besoins des utilisateurs occasionnels. Dans les benchmarks synthétiques, on pouvait constater une performance correcte pour des tâches de bureautique, de navigation web et de lecture de vidéos. Il permettait une navigation fluide sur internet et l’utilisation d’applications de productivité légères sans difficulté majeure. Quant aux jeux, il était capable d’exécuter des titres peu gourmands en ressources graphiques, mais avec des compromis significatifs sur la résolution et les paramètres graphiques. On pouvait observer des taux de rafraîchissement variables, notamment dans les jeux 3D, témoignant des limites de sa puissance de calcul graphique. Sa performance se situait généralement légèrement au-dessus des générations précédentes d’Atom, mais restait en dessous des processeurs concurrents d’AMD comme les APU A-Series. Comparé à des processeurs Intel Core i3 de la même époque, la différence était notable, l’i3 offrant une puissance de traitement supérieure pour les tâches exigeantes telles que le montage vidéo ou les jeux récents. L’Atom Z3735E excellait cependant dans un domaine : l’efficacité énergétique. Sa capacité à maintenir des performances respectables tout en consommant très peu d’énergie lui conférait un avantage certain pour l’autonomie des appareils.
Quelles technologies supporte l’Atom Z3735E ?

L’Atom Z3735E supporte un ensemble de technologies visant à optimiser la compatibilité et les performances de l’appareil. En matière de graphismes, il prend en charge DirectX 11, ce qui lui permettait de faire fonctionner de nombreux jeux compatibles avec cette API. Il est également compatible avec OpenGL, une autre API graphique largement utilisée. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une solution NVIDIA, il est pertinent de noter qu’il n’intègre pas les technologies CUDA et PhysX, qui sont spécifiques aux produits NVIDIA. La compatibilité avec les codecs vidéo était un point fort, avec un support natif pour le décodage matériel de formats courants tels que H.264, H.265 (HEVC) et MPEG-2. Cela permettait une lecture fluide de vidéos en haute définition sans solliciter excessivement le CPU. Intel Quick Sync Video, une technologie Intel propre, était également présente, permettant un encodage et un décodage vidéo rapides. Le processeur supporte également Intel Smart Connect Technology, qui permet aux applications de rester synchronisées même lorsque l’appareil est en veille. Il prend en charge la technologie Intel Wireless Display (WiDi) pour la diffusion sans fil de contenu vers des écrans compatibles. Enfin, l’architecture Silvermont intègre des extensions de sécurité telles que Intel Software Guard Extensions (SGX), visant à protéger les données sensibles.
Une alternative intéressante est la Atom Z3580.
Quels usages sont recommandés pour l’Atom Z3735E ?
L’Atom Z3735E était idéalement conçu pour des usages spécifiques, reflétant son positionnement sur le marché. Pour le gaming, il s’avérait convenable pour des jeux 2D simples et des titres 3D peu exigeants, mais il n’était pas adapté aux jeux modernes gourmands en ressources graphiques. Sur le plan professionnel, il pouvait servir pour des tâches de bureautique, de traitement de texte et de navigation web, mais il était limité pour les applications nécessitant une puissance de calcul importante comme le montage vidéo ou la modélisation 3D. Cependant, son faible TDP et sa petite taille le rendaient attractif pour des applications embarquées, telles que les systèmes de contrôle industriel et les terminaux de point de vente. Pour la bureautique, il offrait une expérience utilisateur fluide pour la consultation d’emails, la rédaction de documents et la navigation sur internet. Le montage vidéo était possible, mais limité aux formats et résolutions basses, et nécessitait une patience considérable en raison des temps de rendu longs. La lecture de contenu multimédia, en revanche, était un point fort, avec une prise en charge efficace des formats vidéo courants et une consommation d’énergie réduite. L’Atom Z3735E était donc un processeur polyvalent, mais son profil de performance le destinant à un usage général et à des applications spécifiques privilégiant l’efficacité énergétique et la compacité.
Quel a été le contexte de sortie et le prix de l’Atom Z3735E ?
Lancé en 2014, l’Atom Z3735E s’inscrivait dans une stratégie d’Intel visant à consolider sa position sur le marché des appareils mobiles et des systèmes embarqués. Il était positionné comme une solution d’entrée de gamme, conçue pour offrir un bon rapport performances/prix dans les tablettes et les ordinateurs portables à bas prix. Son arrivée a coïncidé avec une période où les fabricants cherchaient à proposer des appareils abordables tout en maintenant une autonomie de batterie raisonnable. Le prix de l’Atom Z3735E lui-même était relativement faible, se situant autour de 10 à 15 dollars en gros, un prix qui se reflétait dans le coût final des appareils qui l’intégraient. Concurrencé par les processeurs ARM, l’Atom Z3735E se différenciait par sa compatibilité logicielle, offrant un support plus large pour les applications x86. Il a contribué à populariser les ordinateurs portables convertibles et les tablettes Windows, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’appareils mobiles. Son positionnement sur le marché, axé sur l’efficacité énergétique et le coût réduit, lui a permis de trouver sa place dans une variété d’appareils, bien qu’il ait été progressivement remplacé par des versions plus performantes de l’Atom et par des processeurs plus puissants d’Intel.
En conclusion, l’Atom Z3735E, malgré sa relative discrétion, a marqué une étape importante dans l’histoire de la mobilité informatique. Son architecture économe en énergie et sa capacité à gérer des tâches courantes en ont fait un choix populaire pour les appareils d’entrée de gamme. Bien qu’il ne rivalisait pas avec les processeurs haut de gamme, sa contribution à la démocratisation de l’informatique mobile reste indéniable.
